Annonce de la couverture de Lagrange, épisode 2

Temps de lecture : 1 min

La voilà, je la trouve belle, j’espère que vous aussi ! Rien de révolutionnaire puisque je veux garder une certaine cohérence sur le visuel de la série Lagrange.

Plus que quelques jours avant la sortie, prévue mercredi 9 mars.

Venez faire un tour à bord de l’U.N.S. Kilroy…

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En bonus, un fond d’écran sur le thème de la série, à télécharger par ici : (cliquez sur l’image pour enregistrer la version HD)

Fond

Jour de publication de Lagrange: 1-Cimetière

Temps de lecture : 3 minutes

C’est parti ! Je suis heureux de vous annoncer la sortie du premier épisode de la série Lagrange, intitulé « Cimetière ». C’est toujours un petit moment d’émotion, car cela revient à lâcher le contrôle qu’on a sur son histoire. Laisser mon bébé prendre sa liberté. Bouh.Lagrange-couverture02-LIGHT-600x960

Le titre est évocateur, encore que, en voyant la couverture, on pourrait se demander de quoi il s’agit. Lagrange, c’est donc de la science-fiction, et, s’il faut absolument tout classer, je dirais que l’histoire tombe dans le space-opera. Et je m’amuse beaucoup à l’écrire, ce qui est une bonne nouvelle, parce qu’en général, cela veut dire que vous prendrez du plaisir à le lire. Il faut juste que je m’y prenne correctement.

Lagrange 1: Cimetière

Le quatrième de couverture est à la fois évocateur et énigmatique :

 

En me réveillant dans ce vaisseau de transport, seul et abandonné, j’ai tout perdu. Le monde a changé. L’univers tel que je le connaissais n’existe plus. Et ce n’est pas que parce que je ne me souviens de rien.

Je n’ai que quelques dizaines de minutes pour trouver un moyen de m’en sortir, pour avoir une chance de savoir qui je suis.

Si tout semble perdu, j’ai tout à gagner.

Vous allez donc suivre les aventures de quelqu’un qui se « réveille » dans un vaisseau complètement abandonné. Que fait-il là ? Pourquoi le vaisseau est-il à l’abandon ? Comment se fait-il qu’il soit encore vivant ?

Autant de questions qui trouveront réponse(s) au fil de l’aventure.

Pourquoi une série ?

Autre nouveauté, qui m’intéresse particulièrement : ce roman est publié sous un format d’épisodes (au nombre de cinq, en tout cas c’est ce que j’imagine au départ), publiés au rythme d’un tous les quinze jours, maximum trois semaines.

C’était quelque chose qui me plaisait déjà avec les Comics ou les nouvelles de SF de certains magazines. À une époque, j’avais même rêvé, avec David Bosman, de créer un site qui permettrait ce genre de publication épisodique (c’était OLSF : osezlasf.net). C’est donc une façon de toucher les lecteurs qui m’attire.

L’intérêt est de pouvoir susciter des réactions de lecteurs, justement, pour pouvoir orienter l’histoire dans un sens ou dans l’autre par exemple. Rendre le contenu un peu plus dynamique, puisqu’à l’heure de la publication de Lagrange : Cimetière, les autres épisodes ne sont encore qu’à l’état de révision ou même de beats pour les derniers.

Bien sûr, ce ne peut pas être aussi réactif que sur une plateforme comme Wattpad, mais le lectorat n’est pas le même, et j’espère trouver là un juste milieu. Cela a déjà fonctionné, puisque j’ai modifié certaines parties du texte sur les suggestions de premiers betalecteurs (merci notamment @fnacbookeur !) Au pire, je n’ai pas plus de retour que cela, et je suivrai l’arc narratif que je me suis fixé.

Au final, la publication des cinq épisodes devrait m’amener jusqu’à début mai. À partir de là, je pense publier Lagrange également sous le format d’un roman complet, probablement à la fin du mois de mai.

Où le trouver ?

En attendant, Lagrange 1 : Cimetière commence sa vie et est disponible sur Amazon, où il a (au moment où j’écris ces lignes) atteint le top 100 dans la rubrique Science-Fiction et le top 50 dans la rubrique SF/Grands courants. Je suis ravi, mais je sais aussi que c’est jour de lancement. Il faut juste que les lecteurs continuent à le découvrir et à s’y intéresser.

Importance du feed-back

Si vous avez franchi le cap et tenté l’aventure spatiale avec mes personnages, un grand merci ! Vous pouvez m’aider encore plus en laissant un commentaire sur la page Amazon, une des meilleures façons de faire connaitre un livre sur Amazon.

N’hésitez pas non plus à m’écrire : dites-moi comment vous envisagez la suite, dites-moi ce que vous souhaiteriez voir. Le but est justement là : influencez le cours de cette histoire !

Structurer son récit : the foolscap method

Temps de lecture : 6 minutes

L’un des points de friction de mon écriture reste l’édition, et pour être plus précis, la correction de mon premier jet, et pour être encore plus précis, la première phase de cette correction : je relis mon histoire, avec mon chapeau d’éditeur, et je ne fais attention qu’à la structure, qu’à l’arc narratif, qu’aux personnages.

Parfois, en faisant cette première relecture, j’ai un doute. L’histoire est là, telle que je l’ai imaginée, dans les grandes lignes. Tout ce que je voulais raconter est présent, et pourtant, il manque quelque chose. Difficile à saisir, impossible de mettre le doigt dessus en criant Eureka !

Au contraire : tout semble là, et pourtant, cela ne fonctionne pas.

Pourtant, on pourrait me classer dans la catégorie des outliners, ceux qui n’arrivent pas à écrire sans avoir un plan, et dans mon cas, un plan plutôt bien détaillé. C’est ce qui m’aide à avancer, sans que cela ne m’enferme puisque je peux très bien en dévier à tout moment pour suivre l’évolution d’un personnage de mon histoire.

Alors, parfois, malgré ce plan minutieux, où je crois avoir pensé à tout, il manque quelque chose, un petit quelque chose que je n’arrive pas à identifier. L’histoire ne fonctionne pas.

Entre en scène la méthode foolscap

Le foolscap, c’est un format de papier US, ce papier jaune ligné, un peu plus allongé et plus fin qu’une feuille A4. Je suis sûr que vous en avez vu dans les films ou séries américaines.

Et d’après Steven Pressfield, auteur américain qui fut l’un des premiers à parler de cette méthode, c’est la longueur idéale de papier pour coucher le plan d’un roman. Pas besoin de plus.

Comment ça marche ?

Il s’agit de reprendre son histoire, depuis une altitude très élevée.

Le premier tiers de la feuille est votre premier acte. Le second, le deuxième acte et le troisième, le dernier acte. On ne peut utiliser que l’espace autorisé par la feuille.

Il faut écrire de la manière la plus simple possible le « Et si? » au début du Premier Acte. Par exemple, pour un policier, ce serait la découverte d’un corps.

Ensuite, à la toute fin de la feuille, il faut écrire le climax du roman (ou de l’histoire, cela peut s’appliquer à n’importe quel format).

Quand vous avez le point de départ et le climax de votre histoire, vous n’avez plus qu’à remplir le reste.

Simple. Simpliste ?

Vu comme cela, c’est un peu simple. Et cela ne m’aide pas à vraiment trouver le problème dans mon histoire. Tout juste à commencer la planification.

Mais de là, Shawn Coyne, un éditeur américain ayant roulé sa bosse chez les big five pendant plus de vingt ans, élabore une méthode qui permet de détecter ce petit truc qui ne fonctionne pas dans mon histoire, justement. N’est-ce pas génial ?

Il a amélioré la grille pour en faire cette fameuse méthode, en extrapolant ce dont une histoire a besoin pour fonctionner à savoir l’unité de base, la brique élémentaire, utilisable à tous les niveaux un peu à l’idée des fractales.

Cette brique est composée de 5 éléments :

  • Inciting Incident – incident de départ (traduction très aproximative, j’en conviens). C’est l’événement qui va changer le cours de la vie de votre personnage principal ; il y a un avant et un après.
  • Complication – progressive, les choses se compliquent pour le protagoniste
  • Crisis – la crise. On peut résumer cela au « meilleur mauvais choix possible »
  • Climax – le climax ou la réalisation de ce choix
  • Résolution – le fruit / les conséquences

Et l’on retrouve cette brique élémentaire de partout: au niveau d’une scène, d’un chapitre, d’un acte (et c’est là qu’on rejoint la foolscap.)

Trouver ce qui ne va pas

Remplir la foolscap est assez facile. La feuille contient une première partie permettant de bien définir votre histoire en définissant le genre et les valeurs en jeu, aussi bien au niveau externe (l’action) qu’interne (le développement de votre personnage principal).

En fonction du genre choisi, il y a aussi des scènes obligatoires, scènes qu’on va trouver dans toutes les (bonnes) histoires du genre, et donc des scènes attendues par le lecteur. Le point de vue général y est défini (3ème personne par exemple), l’objet de désir du personnage, et enfin l’idée générale / le thème de l’histoire.

Voilà pour l’histoire globale. Définir clairement ces points peut paraître futile, mais de là découlent bien des choix de l’histoire à raconter. Ainsi, on peut se rendre compte qu’on a oublié une scène obligatoire du genre, ou que l’évolution de notre personnage n’est pas claire. Le petit truc qui manque, ce peut être cela.

La feuille foolscap vierge.

La suite de la grille se décompose sur les trois actes, que Shawn appelle hook (l’accroche), build (la construction), et payoff (la récompense du héros ou du lecteur). Chaque acte est composé des briques élémentaires décrites, et doit faire avancer votre narration soit vers le positif, soit vers le négatif.

Utiliser la grille pour décrypter votre texte permet une lecture à haute altitude, et permet de jauger de l’équilibre global de votre arc narratif, que ce soit en termes d’action ou de progression du personnage. C’est souvent ce qui permet de mettre le doigt sur le petit truc qui manque à votre histoire.

Pour comprendre avec un exemple, Shawn Coyne décrypte pour nous le Silence des agneaux de Thomas Harris. Vous pouvez trouver la fiche remplie ici, c’est assez instructif :

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Un exemple : la méthode foolscap appliquée au Silence des agneaux de Th. Harris.

Ainsi, il devient plus facile, avec cette vue aérienne de l’histoire, de détecter ce qui ne va pas, ce qu’il faudra équilibrer, déplacer…

Aller plus loin

 

  • Pour ceux que l’anglais ne rebutent pas, il y a maintenant un podcast, créé par Tim Grahl, autour de la méthode foolscap story grid. Très instructif, avec des exemples et des explications autour du concept.
  • Le site de Shawn Coyne, rempli de détails et d’exemples, toujours en anglais
  • Le livre The Story Grid du même auteur.

Si vous ne pouvez pas vous y coller en anglais, il va falloir attendre un peu que je trie mes idées et avance un peu sur les quelques articles qui vont suivre, et qui vont servir de prise de note lors de mon cheminement avec cette méthode.

«  Construire une cité sur Mars est possible. »

Temps de lecture : 1 min

Si ce n’est pas un titre accrocheur, ça !

SpaceX, l’entreprise de Elon Musk, vient de démontrer la faisabilité technique d’une fusée réutilisable.

Ce vol « augmente considérablement ma confiance qu’une ville sur Mars est possible, » a confié l’entrepreneur à Universe Today. Selon ses propres mots, « si nous avons un progrès technologique linéaire, et non pas logarithmique, alors nous devrions avoir une base sur Mars, peut-être avec des milliers ou des dizaines de milliers de personnes », dans ce siècle.

Du pain béni spéculatif, si je peux me permettre cette expression, pour quiconque invente des histoires SFF, basées sur la colonisation spatiale par l’humanité. C’est vrai qu’il est d’autant plus facile d’imaginer un futur finalement assez proche dans lequel il y aurait des bases lunaires et martiennes, par exemple. Restent cependant des dizaines et des dizaines de problèmes à résoudre et à prendre en compte lors de la rédaction de nos histoires, surtout si l’on veut un minimum de réalisme.

Je pourrais citer : le temps qu’il faut pour un aller simple sur Mars, l’énergie nécessaire à un tel voyage, les problèmes psychologiques liés au fait d’enfermer des personnes dans un espace exigu et clos pendant des mois, les problèmes physiologiques induits par la vie en apesanteur durant une certaine période.

Mais rien que ces problèmes donnent à réfléchir, et ils donnent aussi de la matière pour créer de belles histoires pour les imaginatifs comme moi. Il nous reste donc plein de choses à penser, mais aussi des tonnes d’aventures à écrire ; ce genre de news me rebooste à chaque fois.

Crédit photo SpaceX

La photo de la semaine : la neige arrive en Gruyère

Temps de lecture : 1 min

Les premières neiges sont arrivées en Gruyère, nous permettant de chausser les raquettes pour une petite balade sur les Monts de Riaz. Quelques trouées de ciel bleu, quelques averses de neige aussi, une température agréable pour l’exercice (-3 C), tout était réuni pour nous permettre de faire un petit tour de cinq kilomètres aux alentours de 1000m d’altitude.

Pour les rencontres, peu de randonneurs, quelques skieurs de fond, et trois biches qui ont traversé le champ d’un bosquet de forêt à l’autre. Une belle aération.

J’avais mon X100s, bien sûr (EXIF et plus sur Flickr) :

Snowshoeing Monts de Riaz, Gruyère, Switzerland, 2016.