CYRIL VALLÉE

Nouvelle couverture pour Ximera

Temps de lecture : 1 min

Or, donc, auguste lectorat, voici la couverture avec un bandeau pour me la péter un peu sur Amazon :

Ximera deuxième prix auto-édition 2015

Après tout, il n’y a pas de mal à se faire du bien. J’en profite ici même pour remercier tous ceux qui ont eu la gentillesse de m’envoyer un petit mot d’encouragement ou de félicitation. Ça booste un max, alors merci !

Ximera deuxième du prix de l'auto-édition 2015

Temps de lecture : 2 minutes

Ximera occupe une place particulière dans mon cœur. Pensez-vous : non seulement c’est mon premier roman, mais c’est aussi le premier texte que j’ai osé publier. Franchir ce cap, c’était s’exposer : et si ce que j’avais écrit était nul ? Et si cela ne plaisait à personne ? Devrais-je alors m’enfermer dans une caverne, pour ne plus jamais en sortir, jeter tous mes stylos, brûler tous mes manuscrits ? Ces questions, j’imagine que tout auteur se les pose avant de proposer son texte à la lecture.

Une des premières version de Ximera (avec le projet de titre : "Singularité"), vers 2010 (!)
Une des premières version de Ximera (avec le projet de titre : « Singularité »), vers 2010 (!)

À l’époque, au tout début de l’année 2014, j’avais choisi l’auto-édition par l’intermédiaire de la plateforme Amazon1, pour de multiples raisons, la première étant mon besoin de tout maîtriser de A à Z, de tout contrôler du projet.

Vous l’aurez compris par la lecture du titre de cet article, cela a son importance.

C’est donc avec d’autant plus de plaisir et une certaine fierté que je vous annonce que mon thriller prend l’honorable place de second du prix de l’auto-édition 2015.

Les résultats du prix de l’auto-édition 2015

Quand je vois les résultats en détail, par catégorie, je suis d’autant plus satisfait puisque j’ai tout fait sur ce bouquin : l’écriture bien sûr, les corrections, l’édition, le quatrième, la couverture. Ainsi, voir mon bébé arriver premier dans les rubriques intérêt, scénario, personnages, et coup de cœur, deuxième de la rubrique originalité, et troisième dans la rubrique style, je ne peux que me montrer satisfait de mon premier roman.

Le résultat de la couverture (dixième) me confirme ce que je soupçonnais depuis un petit moment : elle ne convient pas à tout le monde, n’accroche pas assez pour un thriller d’anticipation, je vais donc me remettre au travail et fabriquer une troisième version.

Les premiers exemplaires papier de Ximera. Avec la couverture originale !

Lien vers l’événement Facebook des résultats du prix.

Pour l’heure, je vais fêter cela et préparer un petit concours pour vous permettre, d’ici quelques jours, de gagner un exemplaire dédicacé. Et pour les plus pressés qui n’auraient pas encore lu ce roman, rappelez-vous que vous pouvez l’obtenir gratuitement sur le site cyrilvallee.net.

  1. Le livre est également disponible à la vente directe sur mon site, que ce soit au format numérique/e-book, ou au format papier.

Qu'est-ce qu'un point de Lagrange ?

Temps de lecture : 2 minutes

Ma dernière série (OK, je devrais peut-être dire ma première) est intitulée Lagrange, parce que le nom sonnait bien à mes oreilles, mais aussi et surtout à cause du Point de Lagrange, qui est une entité en soi dans l’histoire (sans vouloir spoiler, hein).

Rien à voir, cependant, avec le titre des ZZ Top, qui d’ailleurs s’écrit « La Grange ».

ZZ Top au Montreux Jazz cette année. Oui, on y était ! (Image courtesy of Chérie / saveursetlectures.com)
ZZ Top au Montreux Jazz cette année. Oui, on y était ! (Image courtesy of Chérie / saveursetlectures.com)

D’accord, mais en fait, c’est quoi un point de Lagrange ?

Bon, pour parler simplement, c’est un point de l’espace entre deux puits de gravité où les forces d’attraction s’annulent. C’est donc un endroit où un objet peut rester statique sans aucun besoin d’énergie, de poussée, de quoi que ce soit.

C’est un bon endroit pour imaginer un cimetière de vaisseaux, par exemple.

En faisant quelques recherches sur ces points particuliers du système pour l’écriture de Lagrange, je suis tombé sur cet épisode de 99% Invisible : home on Lagrange. Au passage, c’est un des meilleurs podcasts disponibles sur la toile, alors n’hésitez pas, allez vous abonner, puis revenez finir l’article (je vous attends, si, si).Capture d’écran 2016-07-25 à 21.38.28

L’épisode explique donc ce qu’est un point de Lagrange, mais va beaucoup plus loin, et explore notamment le travail de Gerard O’Neill, un enseignant en physique de l’université de Princeton, dont l’obsession, dès 1969, tourne autour de la construction d’habitats humains dans l’espace.

Il avança ses projets jusqu’à situer le meilleur endroit, selon lui, pour établir cette colonie humaine dans l’espace : au niveau du point de Lagrange L5, à quelque 400’000 km de la Terre.

Il travailla au design de ces habitats, dessinés sur des variations de cylindres, de sphères et d’anneaux, des designs encore utilisés dans la plupart des histoires de science-fiction, et récemment dans des films comme Interstellar ou Elyseum.

L’épisode raconte ainsi la carrière de O’Neill, de Princeton à la NASA, des premiers designs aux idées de transferts d’énergie par le biais de microondes.

Passionnant.

Allez écouter cette émission (dont la production est exceptionnelle), et lire l’article associé. Vous me remercierez plus tard.

L’article sur leur site (vous pouvez écouter l’épisode directement depuis l’article, ou trouver l’émission sur votre outil d’écoute de podcasts préféré): http://99percentinvisible.org/episode/home-on-lagrange/

Etat des lieux

Temps de lecture : 7 minutes

Et bien, comme on a coutume de le dire, « woah ». Auguste lectorat, tu peux constater avec moi que cela fait 3 mois, 15 jours, 2 heures et 28 minutes (merci Wolfram Alpha) que je n’ai pas publié sur le blog. Pire, dans le même temps, l’épisode 3 de Lagrange, initialement prévu le 9 … mars (!) n’est toujours pas publié.

Mais qu’est-ce qu’il s’est-il donc passé ?

La Vie, cher lecteur. La vie.

Wasap ?

Petit récapitulatif. Donc, début janvier, j’ai eu cette idée (qui me semblait géniale) d’essayer quelque chose de nouveau (en tout cas pour moi): créer une histoire en flux tendu, comprendre : en épisodes. Comme à peu près tout ce qui existe, cette idée est un remix de ce que nous espérions faire avec OLSF. La vie s’est accélérée, les gens consacrent moins de temps à la lecture, et le succès des séries américaines pousse aussi un peu vers ce format. Écrire un arc narratif long, enfin de la longueur d’un roman, mais le découper en épisodes plus courts, plus digestes, avec un mini-arc narratif à chaque fois.

L’autre avantage espéré, c’est celui de la réactivité : mes trois lecteurs auraient alors la possibilité d’influencer la suite de l’histoire en contactant directement l’auteur, puisqu’il est justement en train d’écrire la suite.

Ça tombe bien, puisqu’au même moment, j’ai l’envie de me jeter dans la SF, avec une chouette idée d’histoire. J’ai donc tout posé sur le papier, en essayant même d’envisager plusieurs « sorties » cohérentes et en imaginant les retours possibles des lecteurs pour garder un peu d’avance.

Le 24 février, je publie Lagrange 1 : Cimetière, qui représente le premier épisode de la série. Au moment de la publication, le plan global de l’histoire, les découpages sur cinq volumes, en gardant chaque épisode intéressant, mais tout en conservant l’évolution globale des personnages, et le premier jet de l’épisode 2 sont finis.

Je me suis même fait un calendrier de publication, avec des deadlines, et tout, hein. Du travail de pro.

Le plan de publication, tel qu'il était prévu au départ.
Le plan de publication, tel qu’il était prévu au départ.

Alors que je suis dans les corrections de ce deuxième épisode, les premiers retours, certains très positifs, arrivent. Et avec, des lecteurs jouent le jeu et font des propositions très intéressantes… « Ah, oui, tiens, ça c’est une idée de fou, je vais m’en servir à tel endroit et du coup… »

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Bon, vous voyez où je veux en venir : si j’ai réussi à publier l’épisode 2 en respectant le calendrier éditorial, malgré toutes les modifications que j’ai apportées à l’histoire, cela n’a tenu qu’à un cheveu, et en particulier parce que mon premier jet était déjà écrit. Je n’avais « que » du travail éditorial à faire.

Surtout, les modifications, même superficielles, même sur des détails au début de l’aventure, ont des conséquences beaucoup plus profondes sur l’histoire, notamment dès le troisième épisode, voire même modifiant carrément la fin de l’histoire !

C’est là qu’entre le monstre géant avaleur de deadlines !

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Parce qu’en plus, je devrais être content : après tout, c’était exactement ce que j’avais voulu tenter. Écrire une histoire en répondant aux demandes des lecteurs sur certains points, en profitant d’utiliser certaines idées émises, qui en ont généré d’autres.

(De quoi on parle, exactement ? Par exemple, un personnage qui me semblait moins intéressant a beaucoup plu à plusieurs lecteurs, et j’ai donc poursuivi sa carrière sur les autres épisodes, alors que j’avais prévu de l’oublier dès la fin de Cimetière.)

Ce que j’ai mal calculé, en revanche, c’est l’impact au niveau du temps d’écriture (ou de réécriture, selon comment on veut voire la chose), et du coup, tout mon calendrier éditorial était faux. Donc, au moment où je clique sur le bouton publish chez KDP, je sais déjà que je ne pourrais pas être dans les temps pour l’épisode trois.

« La vie » s’en mêle

Il ne faut pas croire, mais en fait, la vie d’un écrivain, c’est chiant. Régulier. Casanier. Bien réglé. On se cale des petits moments d’écriture dans notre journée, parce que, il faut bien manger, ma bonne dame, et que le métier d’écrivain ne nourrit pas (encore) les enfants comme il ne paye pas le loyer. Et la journée est bien remplie, aussi parce que du coup, il faut un « vrai » boulot (que, pour le coup, on pourra qualifier d’alimentaire).

Dans ce mélo et ces découvertes de l’interaction avec certains de mes lecteurs, s’ajoutent donc les trucs imparables qu’on pourra ranger dans la case vie-de-famille-boulot. Et qui peuvent littéralement foutre en l’air tout ce réglage aux petits oignons qui aurait dû me permettre de respecter plus ou moins mes délais (si.)

Le 7 mars, je publie Lagrange 2 : UNS Killroy, en n’ayant que les premiers chapitres du troisième épisode écrits. Je sais déjà que je serais en retard pour la suite, et c’est précisément à ce moment que se présente une opportunité professionnelle que je ne peux pas refuser. Appelez ça les lois de Murphy, ou la LEM (Loi de l’Emmerdement Maximum, bien connue en anesthésie.)

D’un coup, je me retrouve responsable de 3 équipes, totalisant une soixantaine de personnes. C’est super intéressant, je vais apprendre beaucoup de choses, et je vais y passer un temps fou.

Un challenge intéressant pour mon _dayjob_.
Un challenge intéressant pour mon \_dayjob\_.

Et côté écriture, comme je cumule les heures et la fatigue, le rythme en prend un sacré coup. Je rate une journée d’écriture (pas grave je compenserais sur les autres jours), puis trois (pas grave, j’ai tout le weeend pour écrire mes mots). Sans vraiment que je ne m’en rende compte, il s’est passé trois semaines sans que j’ai avancé le manuscrit.

En revanche, la structure du bouquin au global, elle, a bien changé et avancé. C’est déjà ça. Mais en gros, voilà comment je me retrouve trois mois plus tard avec trois mois de retard sur les projets d’écriture.

Dingue.

L’espoir

À un moment, je me suis dit que j’allais tout de même y arriver, après tout j’ y suis bien arrivé jusque là (comprendre organiser mon écriture avec un travail à temps plein), mais à nouveau, d’autres échéances, plus marrantes celles-là se collent par-dessus tout ce développement. En juin, un week-end moto prévu depuis plus d’un an (que je n’aurais annulé pour rien au monde), puis une petite dizaine de jours prévus en Écosse à visiter Edinburgh et l’Écosse, ajouté à cette nouvelle mauvaise habitude de ne pas écrire tous les jours m’on amené jusque là.

Au départ de ce fameux weekend moto.

 

On résume

Découverte, donc : écrire tous les jours est une habitude qui est vitale à mes projets d’écriture, et qui se perd très vite. Et cette habitude a été aussi dure à mettre en place qu’elle a été facile à perdre.

La bonne nouvelle, c’est que je sais ce qui me reste à faire : suivant la règle de Heinlein, «tu dois finir ce que tu as commencé.» Sans compter que ce projet (la série Lagrange) me tient à cœur et m’amuse beaucoup. Et pour y arriver, je dois forcer le passage pour créer à nouveau cette habitude journalière.

Là-dedans, tout n’est pas noir bien sûr, puisque j’ai appris sur ma manière de fonctionner avec mon écriture, sur ma (grosse) capacité à procrastiner, mais aussi parce que ces moments loin de l’écriture ont apporté des expériences et des rencontres qui remplissent mes carnets de notes. J’ai donc encore plus de matière pour de futures histoires (dont un projet de thriller de dingue, mais shhht !), des dizaines d’idées, et cela va me forcer à développer une nouvelle organisation pour créer ces histoires.

Pour finir

Vous êtes encore là ?

Bon, le tdlr; peut se résumer à ça : «Back to normal schedule». Avec, en prime, des leçons sur ma façon d’organiser tout cela. Avec les vacances d’été qui se profilent, je compte en profiter pour mettre tout cela à plat et bien préparer cette rentrée. Avec quelques surprises.

Scrivener pour iOS arrive. Les articles disponibles sur ce site.

Temps de lecture : 1 min

Scrivener est un formidable outil  de création littéraire. Il peut être vécu comme une vraie usine à gaz, surtout la première fois qu’on se lance dans l’interface. Il dispose aussi de tellement d’options que l’on peut vraiment en faire ce que l’on veut et l’adapter à ses propres besoins. Certains écrivains comme Lionel Davoust ne jurent que par lui et proposent des articles pour le prendre en main.

Je l’ai utilisé pour écrire Ximera, Teddy Bear, le premier jet de La machine. Puis, le besoin de transporter mes écrits de manière plus souple et de pouvoir travailler sur l’iPad m’a amené vers Ulysses, autre formidable outil d’écriture, dont la simplicité est un vrai plus, et qui se synchronise sans y penser au travers du cloud, rendant tous mes manuscrits disponibles sur mon ordi, sur ma tablette et sur mon téléphone.

Et bien, la bonne nouvelle du mois, c’est l’arrivée imminente de Scrivener pour iOS (lien vers le blog en anglais).

Du coup, je me suis dit que c’était un bon moment pour lister les articles du blog sur l’utilisation de Scrivener :

Vous pouvez trouver aussi lire les articles sur la version iOS sur le blog de Litteratureandlatte.

Bonne lecture !