CYRIL VALLÉE

Info technique

Temps de lecture : 1 min

TL;DR : pour ceux qui ne s’intéressent pas aux infos techniques ; le site est mis à jour, il est plus rapide. Merci, vous pouvez reprendre vos activités.

Mise à jour

Le site a été complètement revu au niveau du design et du moteur. Tout le site est maintenant en statique, généré par un script en Ruby nommé Jekyll.
Le design est bien plus simple et minimaliste, parce qu’il correspond beaucoup mieux à mes envies pour ce site.

De nouvelles sections ont vu le jour, et notamment deux pages qui correspondent à des projets qui me tenaient à cœur.

Voilà pour les infos techniques du jour ! Je retourne à mon manuscrit ;D

Procrastination

Temps de lecture : 1 min

COMIC01

Les règles de Heinlein

Temps de lecture : 5 minutes

Je connaissais déjà les règles d’écritures de Heinlein, pour être tombé dessus à l’époque où je passais plus de temps à chercher des articles sur l’écriture qu’à écrire (indice : mettez-vous tout de suite à l’écriture, plutôt que de procrastiner1). Ce que je croyais avoir compris à propos de ces règles était loin de leur signification réelle.
En fait, comme beaucoup de ce qui parait simple, ces règles sont complexes et presque impossibles à suivre.

Qui est Robert A. Heinlein ?

Je vais vous renvoyer vers l’article de Wikipedia à son sujet, mais résumons en disant simplement qu’il était un auteur américain de science-fiction quatre fois primé au Hugo.

Les règles

Dans les années quarante, Heinlein écrit un essai destiné aux professionnels du secteur, plutôt mal fagoté, et à la fin duquel il dit qu’après tous ces conseils, il va donner ses règles de business secrètes, en mentionnant que ses « collègues » lui en voudront certainement de les donner. Selon lui, ce n’est pas très important, parce que personne ne pourra les appliquer complètement de toute façon.
Et il se trouve qu’il avait raison.

Les règles d’Heinlein sont simplissimes, et presque impossibles à suivre.

Règle n° 1 : vous devez écrire.

OK. Écrire. C’est simple. Cela ne veut pas dire faire de la promo, ni discuter sur un groupe fb d’écriture, ou « faire des recherches » pour mon prochain thriller ou ma prochaine histoire SF.
Cela veut juste dire « être un écrivain » ; quelqu’un qui écrit. Qui quand il a fini son bouquin, attaque le suivant. Cela veut dire de ne pas se cacher derrière des excuses (« je n’ai pas le temps pour écrire », « je ne suis pas inspiré aujourd’hui », « je me suis engueulé avec ma femme, je ne suis vraiment pas d’humeur pour écrire », et j’en passe).

Ça commence déjà à être difficile, et c’est peut-être même la règle la plus dure à suivre, parce que (et je suis le premier concerné) il s’agit de passer plus de temps à écrire qu’à dire qu’on veut/va/pense à écrire.
Get to your. fucking. keyboard. and. WRITE.

Règle n° 2 : vous devez finir ce que vous écrivez.

Ça à l’air con, dit comme ça. Ce qui empêche la plupart des gens de finir leur travail (d’écriture), c’est la peur, parce que cela veut dire une histoire à montrer, une exposition aux critiques. Et si j’ai fait de la « m » ? Si les lecteurs n’aiment pas ? Si personne ne lit ? Tant que c’est un work in progress, c’est safe.
Ce mur de peur nous empêche de mener nos projets au bout, comme huit ou neuf personnes sur dix qui se lancent dans l’écriture d’un roman.

Règle n° 3 : vous ne devez jamais réécrire, à part pour des besoins éditoriaux.

Je suis un des premiers à sauter sur place quand je lis cette règle. Comment est-ce possible ? Ne doit-on pas proposer la meilleure qualité possible pour nos lecteurs ?
Examinons ce que cette règle veut vraiment dire.
Écrire, c’est un processus géré par l’arrière de votre petit cerveau (pour reprendre l’expression de Dean W. Smith, qui m’a inspiré cet article). Réécrire, ou éditer, c’est corriger les petites fautes, toutes les mauvaises tournures de phrases, cela vient du lobe frontal, de votre prof de français personnel. L’arrière de votre cerveau sait ce qu’il fait : il a fait ça toute sa vie, raconter des histoires, en lire et en écouter ; il sait ce que c’est que le storytelling.
Cette phrase moche que votre lobe frontal cherche à vous faire corriger ? C’est ce qui fait que c’est votre texte, c’est votre style. Il n’y a que sept structures d’histoires, et tout ce qui a déjà été écrit suit ces structures. Vous ne pourrez pas faire mieux que Shakespeare, que Bradbury ou que Gaiman (oui, j’ai les références que je veux !). Ce qui va faire la différence, c’est vous, l’écrivain, avec votre style, votre façon d’écrire l’histoire.

Laissez votre « voix » tranquille. C’est votre style, c’est ce qui va vous différencier, laissez cela dans le texte !

Qu’est-ce qu’on peut tirer de tout cela ?
Allez jusqu’à la fin de votre histoire en mode créatif. Puis, éditez pour réparer les erreurs, les oublis dans l’histoire. Une vérification de l’orthographe, et zou ! Direction votre (vos) bêta-lecteurs, et quand le texte vous revient, vous réparer les fautes relevées (grammaire, orthographe, frappe) par ces lecteurs, puis laissez partir votre texte vers son public, et passez au texte suivant.

Je sais.
C’est un truc de dingue, et j’ai beaucoup de mal à l’appliquer. Mais ces règles ne tombent pas de nulle part, et ceux qui arrivent à les suivre de manière rigoureuse semblent faire une longue carrière.

Règle n° 4 : vous devez mettre votre texte sur « le marché ».

À l’époque de Heinlein, cela voulait dire le présenter à un éditeur. Maintenant, cela n’a jamais été aussi simple : vous pouvez choisir la voie d’auteur indépendant, ou proposer votre roman à un éditeur, ou les deux.

Règle n° 5 : vous devez laisser votre texte sur le « marché ».

Facile. Voie indé : télécharger, choisir un prix, et oublier. Voie édition traditionnelle : envoyer, se voir refuser le texte, envoyer, se voir refuser le texte, jusqu’à ce que quelqu’un accepte de le publier.

Voilà les cinq règles « business » de Heinlein. Elles fonctionnent pour bien des auteurs. Elles sont si simples et à la fois si difficiles à appliquer ; particulièrement la troisième règle, qui nous pousse à publier des textes si polis (au sens de polissage) qu’ils finissent par tous se ressembler (c’est en tout cas l’avis de Smith). La quatrième voit son lot de difficultés aussi (« mon texte n’est pas assez bon »), il faut oser proposer son roman et s’exposer.

  1. Bien sûr, j’ai beaucoup de mal à suivre mon propre conseil. On dirait que le cerveau est programmé pour cela: procrastiner. 

Quelqu’un utilise mon email pour m’inscrire sur des listes de diffusion, sans mon accord.

Temps de lecture : 3 minutes

En ouvrant mes emails ce matin, j’ai eu la désagréable surprise de trouver deux messages confirmant mon inscription à des partis politiques suisses, alors que je ne les ai pas sollicités. Deux choses dérangeantes : je ne me suis pas inscrit sur ces listes, et les partis en question, très à droite, sont loin de mes idées et de mes valeurs.

C’est particulièrement désagréable, parce que cela veut dire que quelqu’un (ou un robot, mais quelqu’un a programmé/mandaté ce robot logiciel) agit en mon nom et sans mon accord pour m’inscrire sur un site. De deux choses l’une, ou bien les partis eux-mêmes ont ces pratiques douteuses, ou bien c’est un petit malin qui a attrapé mon email (public sur mon site) et s’en est servi pour inscrire mon nom dans leur liste, sans, bien sûr, que je l’ai sollicité.

L’usurpation de mon identité est déjà très désagréable en soi, mais les listes de diffusion auxquelles j’ai été abonné sans mon consentement véhiculent des idées à mille lieues de mes valeurs. On parle ici de partis politiques suisses très à droite, dont je ne partage pas les idées.

Je signe toujours mes emails

C’est un peu particulier dans le cas d’une inscription sauvage à une liste, comme c’est le cas ici, mais cela me permet de rebondir sur cette idée : il est toujours possible et simple de s’assurer que c’est bien moi qui est à l’origine de l’email que vous recevez de ma part :

tous les emails que j’envoie moi-même sont signés numériquement à l’aide de ma clé GPG.

Cette clé sert à crypter les messages que vous pouvez m’envoyer, mais aussi à signer les messages que j’envoie. Comme je suis le seul à posséder la clé secrète, vous pouvez donc être certain que je suis à l’origine du message.

Comment vérifier la signature d’un email ?

Si vous disposez d’un client mail avec un module GPG (GPG tools pour Mail.app, Enigmail pour Thunderbird ou Postbox, etc.), c’est tout cuit : le module vous renseigne si la signature lui paraît valide.

Sinon, vous pouvez toujours vérifier manuellement la signature. En général, l’email est accompagné d’une pièce jointe en « .sig ».

Donc pour vérifier un email que j’aurais signé, vous devez rapatrier ma clé GPG dans votre trousseau :

$ gpg --keyserver pgp.mit.edu --recv-keys E221C47F

Maintenant vous pouvez vérifier la signature:

$ gpg --verify signature.sig

gpg: Signature made Sat Apr 25 22:10:51 2009 CEST using DSA key ID E221C47F

gpg: Good signature from "Cyril Vallée <m\*\*\*allee.net>"

Si cela vous paraît compliqué, ce ne sont que deux lignes dans un terminal, et de nombreux tutoriels (bien plus pédagogiques que moi) sont à portée de recherche sur DuckDuckGo.

Le monde évolue, cryptons nos communications

Ma clé GPG publique est disponible sur le site. Ainsi, tout un chacun peut m’envoyer des messages cryptés, mais peu aussi s’assurer que je suis bien celui qui a signé le message. Par les temps qui courent, il me semble de plus en plus important de protéger nos communications lorsqu’elles ne regardent personne. Si la loi protège le courrier que j’envoie sous enveloppe par la Poste, pourquoi ne pourais-je pas disposer du même droit pour mes courriers électroniques ? Crypter ses emails, c’est comme poster sa lettre dans une enveloppe.

Pour avancer un peu plus, voici deux liens à explorer. Si vous pensez que vous n’avez pas besoin de ces outils de protection de la vie privée parce que vous n’avez rien à cacher, prenez cinq minutes pour lire l’intro de ce site: https://www.privacytools.io.

Le site de l’Electronic Frontier Foundation propose sa dernière campagne pour crypter tout internet: https://www.eff.org/encrypt-the-web.

Bonne lecture. Signez et cryptez vos emails.

Current status : editing

Temps de lecture : 1 min

Le manque d’actualités sur le site a une raison : je suis en mode édition sur l’épisode 3 de Lagrange, tout en travaillant sur le plan des deux derniers de la série. Pour suivre l’habitude que j’ai prise assez tôt dans l’écriture de ce roman de SF, le numéro trois devrait s’intituler Arveed, du nom du vaisseau sur lequel se fait embarquer J. D., mon personnage principal.

Le plan de base est d’écrire ensuite le premier jet de chacun des deux épisodes restants (4 et 5), d’une traite, avant de m’attaquer à l’édition de ceux-ci et de publier le final pour le tout début d’année.

Puis, un autre manuscrit, celui de Timeskippers, mérite de longue date une grosse passe d’édition, lui aussi. Je ne suis pas encore certain de la date à laquelle cela va m’amener, ni si je vais publier ce roman YA par mon canal habituel.

Et comme toujours, tout cela ne m’empêche pas de collecter une tonne de documentation pour mon prochain thriller, au fur et à mesure de mes recherches et de mes pérégrinations sur le web. Dans cette optique, Devon Think est d’une aide inestimable. J’envisage de faire un article sur cet outil durant les vacances de Noël.

Je retourne dans ma cave, à plus, chers lecteurs !